Dernier récit de voyage à propos du Yucatán : 2 jours sur isla Holbox 🙂

J’avoue j’ai déjà utilisé le mot paradis un nombre incalculable de fois sur le blog. Peut-être un peu trop. Mais il y en a pleins sur notre planète. Il suffit de les trouver 🙂 J’en profite pour en remettre une couche :

Isla Holbox est un petit paradis !

Cette petite île allongée au large du village de Chiquilá, tout au nord de la péninsule du Yucatán, fait un joli pied de nez à la très bétonnée Cancún.

Débarquer à Holbox

Nous arrivons en pleine nuit au port de Chiquilá, et nous sommes une quinzaine à monter à bord du dernier bateau en partance pour isla Holbox. Nous montons tous sur le plus haut ponton pour prendre l’air et observer le ciel. Il est magnifique ce soir : Les étoiles forment une voûte au dessus de nous et semblent très proches.

Arrivés à Holbox nous cherchons un taxi-voiturette-de-golf pour aller à notre camping à 2km du village. Ici il n’y a pas de voitures ; on se déplace soit à bord de voiturettes de golfe soit à scooter. L’éclairage public déjà très faible à notre arrivée est sensé s’éteindre entre 22h et minuit. Car il n’y a pas d’électricité en continue toute la nuit.

Vive isla Holbox et son mode de vie low-tech et low-fi !

Nous embarquons sur une voiturette de golfe conduite par une mexicaine avec sa petite fille pour partir au camping. On traverse une partie du village de nuit. Entre l’éclairage faiblard, les chiens errants et les nids de poule sur une route en sable tassé, l’ambiance me semble un peu inquiétante.

Au camping il fait noir de chez noir et je n’arrive pas à trouver ma lampe torche, quand une voix avec un accent français prononcé nous aborde en espanglais : c’est le gérant du camping. Il a communiqué en anglais par email avec mon British Boyfriend pour la résa dernière minute, est français, et parle mieux espagnol qu’anglais. Il a environ notre âge et il est super sympa ! Il nous accueille, nous fait un mini tour du camping dans la nuit : nous avons la tente 9, dans laquelle il y a 2 bons matelas gonflables et des draps. Nickel ! C’est l’avantage d’un éco-camping au bout du monde : pas besoin de matos, tout est déjà en place pour les voyageurs. On fait en sorte de se faufiler rapidement dans la tente et de tout fermer car c’est l’heure des moustiques. Dès que le soleil est tombé ils sortent et bouffent tout ce qui bouge.

découvrir isla Holbox au Mexique
Au Camping de isla Holbox

Le lendemain nous nous réveillons tôt et nous découvrons le décor : des aloés vera grandeur nature, des cactus et quelques palmiers nous entourent. Nous testons les douche faites mains par les gérants du camping. Pas d’eau chaude : on est en mode hippie-écolo. Malgré l’extrême simplicité de l’installation ça ne me fait ni chaud ni froid de passer d’un hôtel tout-inclus à un truc basique de chez basique. En fait ça fait même du bien : on prend le nécessaire et puis pour le reste on profite.

Découvrir le village de Holbox

Nous partons pour le village, commençons par un petit déjeuner et une balade dans les ruelles : c’est magnifiiiiiique ! Le sol est en sable blanc tassé, les maisons sont soit blanches, soit ornées de fresques géantes. Ne nous méprenons pas le coin est dédié au tourisme mais c’est une version très soft. Rien d’aguicheur ou d’ostentatoire. Ici on fait la par belle aux couleurs locales.

Un tour sur isla Pasión et isla Pajaros

Nous décidons de partir en tour en bateau afin de découvrir la mangrove et les îlots autour de Holbox. Nous choisissons une excursion recommandée par le Lonely Planet. Il s’agit d’un petit opérateur offrant des tours d’une demi journée pour des groupes de 8 à 13 personnes. Nous embarquons directement pour 3h de découvertes. Nos compagnons de voyage sont tous sud-américains ou espagnols sur le bateau. Immersion totale en espagnol pour nous deux, du coup je suis en charge de la traduction.

Nous  atteignons isla Pajaros en premier où nous observons des pélicans confortablement installés sur les hauteurs de sa mangrove, ainsi que quelques raies manta au ras de l’eau translucide.

Puis nous partons accoster sur isla Pasión d’ou nous apercevons, Ô joie, des flamands roses ! Je ne m’y attendais pas et j’ai été très agréablement surprise. La colonie de flamands roses est loin et je ne peux pas réellement les prendre en photo mais c’est tout de même splendide ! Nous marchons un bon bout de temps autour de l’île où l’eau n’est pas profonde et ou pleins de petits poissons se baladent entre nos jambes. Enfin, on part se baigner dans un petit cenote au milieu de cette dernière île : le cenote Yalahau.

Nous rentrons au milieu de cette mer bleue turquoise émerveillés et affamés : on se jette sur un petit resto pour manger du poulet, du riz, un bol de guacamole avec des chips de maïs et de haricot.

Dans rues de Holbox au coucher de soleil à Punta Coco

Nous passons le reste de l’après-midi à nous balader dans les rues de Holbox au gré des petites échoppes et des fresques. Puis nous décidons de rentrer doucement au camping en passant par les plages du nord de l’île. L’eau est basse et on a pied très loin en plus de sa température bien chaude. Rien de tel pour se faire des petites pauses et se prélasser au soleil. On arrive à Punta Coco juste à côté de notre camping, ou nous restons pour admirer le coucher du soleil. Pour terminer en beauté, le lendemain, nous prenons un petit-déjeuner délicieux dans un petit resto aux couverts en céramiques.

Hasta la vista Holbox !

Infos pratiques & bonnes adresses

Ou se renseigner pour aller à isla Holbox ?

Pour beaucoup d’infos concernant isla Holbox nous avons consulté le blog El Holboxeno. Il est d’une précision sans faille et aborde tous les aspects liés au tourisme sur l’île. C’est le seul contenu réellement pratique que j’ai trouvé. Le Lonely Planet n’avait qu’une demi page consacré à Holbox. Et le reste du web avait l’air de se tourner uniquement vers ce blog.

Comment aller à Isla Holbox ? Atteindre le port Chiquilá, puis prendre le ferry

Nous avons fait le choix du mini-bus colectivo pour atteindre le ferry au port de Chiquilá. Mais la compagnie de bus ADO propose aussi des trajets vers Chiquilá, il suffit de consulter leur site web.

A la station principale des colectivos de Playa del Carmen Chiquilá fait partie des destinations pour lesquelles il faut contacter directement le chauffeur de mini-bus et réserver. Il y a 1 ou 2 départs par jour.  Nous avons réservé nos places via l’application whatsapp par message direct avec le chauffeur 2h avant de partir. Puisque ce n’est pas un trajet très régulier : pas de départ si pas de résa.

Même chose pour le retour : un message sur Whatsapp pour dire qu’on avait besoin d’aller à l’aéroport de Cancún. Le chauffeur nous a redirigé à coup de messages Whatsapp vers un petit bureau dans le village de Holbox où nous avons réservé notre trajet.

Une fois le transport terrestre réglé il suffit de prendre l’un des 2 ferrys qui font les allers-retours chaque jour vers isla Holbox depuis Chiquila. Il n’y a pas réellement de différence entre les 2 et pas besoin de réserver.

Attention : on ne peut pas amener une voiture sur isla Holbox. Il faut donc probablement penser à la rendre avant d’arriver à Chiquilá. Et je ne sais pas s’il y a des parking spécifiques à Chiquilá. Peut-être faut-il creuser cette voie.

Et voici le lien du blog Holboxeno concernant les transports depuis et vers Holbox.

Comment se loger sur Holbox ?

Les prix ne sont pas toujours donnés surtout à la dernière minute. Nous avons choisi l’éco-camping Balam. Un ami m’avait recommandé l’auberge de jeunesse la Tribu et il y a des hotels dans le village. Comme on arrivait à la nuit tombée, même si c’était un départ dernière minute, on a préféré sécuriser le logement en réservant en direct avec le camping.

Que faire sur isla Holox ?

 Ralentir le rythme et se déconnecter.
Marcher, errer dans les rues du village au gré des fresques et des délices types chocolat mexicain ou glaces artisanales.
Voir un superbe coucher de soleil à Punta Coco (penser à prendre l’anti-moustiques).
♥ Se prélasser sur les plages.
♥ Partir en excursion dans la lagune voir la faune et la flore locale.
 

Perrine

Voyageuse un peu aventureuse, je suis partie de mes Alpes françaises natales pour découvrir le monde et ses curiosités. Ici je partage mes expériences, mes voyages, mes découvertes, mes pensées en PVT.

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