Le 1er juillet est arrivé … Et Happy Canada day les amis ! L’année dernière fut la cata pour moi : c’était les 150 ans du Canada et je suis restée bosser à l’auberge car nous étions super remplis et quelques loulous ne se sont pas pointés (comprenez: ils sont partis faire la fête).  En 2016 j’avais été aux célébrations classiques : brunch chez des amis (une super rencontre à la clé), puis parade officielle dans l’après-midi et feux d’artifices le soir depuis Stanley Park.

The Grouse Grind : la rando de la mort, un grand classique à Vancouver

Cette année nous devions aller camper avec des amis mais le temps était trop incertain. Alors nos avons opté pour une rando proche de Vancouver. Un grand classique : le Grouse Grind. Accessible en transports en communs, le Grind est réputé être ardu. Ce sont 853 mètres de dénivelés sur 2,9km avalés en 1h30-2h :

Forêt pluviale fraîche, vertigineux et vénérables conifères, pente abrupte, boue, grosses pierres et racines épaisses. Voilà un tableau complet.

Typiquement canadien. On a sué notre brunch, nos kilos en trop de l’hiver, notre manque d’exercice du printemps. Et surtout on a relevé le défi ! Car ce chemin ne laisse aucun répit : pas de partie plate même au départ. Et lorsque l’on ne grimpe pas sur de grosses racines, on monte des pseudos marches en bois. C’est intense et il vaut mieux partir en forme avec beaucoup d’eau. Le 1er quart a été le pire pour moi : j’ai cru que j’allais mourir et ne jamais reprendre mon souffle. Puis j’ai doucement pris un rythme, et je suis montée en faisant 3 pauses par quart. Pour terminer j’ai réussi à couper le dernier quart en seulement 2 pauses. J’ai bu beaucoup au début, puis les pauses m’ont surtout servies à reprendre mon souffle et gérer ma respiration. J’avoue j’étais bien rouillée et je suis fière d’avoir relevé le challenge, dans la douleur certes, mais dans les temps … Et sans courbatures en prime ! Merci mon corps de ne pas oublier les précédentes randos de ma vie 🙂

Et voilà je peux le dire j’ai fait “the Grind” ! A Vancouver ça me fait sortir du cercle des “hérétiques qui vivent ici mais ne font pas les classiques”Maintenant je repense aux gens qui disent de manière casual “oh je me ferai bien un Grind ce samedi matin au reveil” ou “je pense en faire quelques uns cet été” , ils sont au choix ; les plus grands menteurs du monde, ou des bêtes à cardio venus d’une autre galaxie 🙂

Encore une fois la vue sur Vancouver, la mer et les montagnes nous récompense tout en haut :

La vue au sommet du Grind 🙂

Découvrir Grouse Mountain et ses attractions

Au sommet on débarque à Grouse Mountain, station de ski l’hiver, transformée en station d’été avec ses chemins de rando, ses tours en hélico, sa tyrolienne, son resto d’altitude et … Ses 2 grizzlis ! Ici il ne fait que 9ºC malgré le beau temps. Alors on se réchauffe comme on peut au soleil en admirant ces beaux animaux. Deuxième fois que je les vois, deuxième fois que je retombe en enfance.  Si j’a bien compris ils avaient été recueillis alors qu’ils étaient blessés quelques années auparavant et ils ont été soignés puis sont restés en captivité. Ils sont impressionnants de force et de calme. J’avoue je suis contente de ne les voir qu’en captivité. Les ours noirs, ça va, mais les grizzlis en liberté ça fait peur. Ils sont susceptibles, agressifs et leur patounes sont immeeeeeenses!

Puis j’en ai profité pour tester un dessert bien gras de chez la chaîne de pâtisserie Beavertails, traduisez Queues de castor, enseigne typiquement canadienne qui a un petit chalet ici (ces enseignes sont rares dans l’ouest). Le dessert traditionnel est un genre de beignet plat, telle une queue de castor (off course), avec une crème dessus au choix, moi j’ai pris chocolat/noisettes pour me remettre de cette grosse montée 🙂 Ça tient au corps : merci pour l’implantation au sommet du Grouse Grind, c’est un geste essentiel pour la survie des randonneurs ahah! Ne pas oublier qu’il s’agit d’une fierté nationale puisqu’il y a une question relative à cette enseigne dans le Trivial Poursuit canadien. Respect.

Enfin, nous sommes redescendus en téléphérique ou en Gondola comme on aime le dire ici: 5 min de descente pour 1h45 de montée !

Infos pratiques

On peut se rendre au départ du sentier du Grouse Grind en bus depuis le centre ville :
> Prendre le bus 246 direction Higland à l’angle de Burrard et Georgia, descendre à l’arrêt Woods Drive.
> Puis à ce même arrêt prendre le bus 236  direction Grouse Mountain. Il mène au départ de la rando.
Ø L’autre option est le Seabus depuis Waterfront. Il dépose à Lonsdale Quay. De là on prend le bus 236.

Le Grouse Grind est très cardio sur un chemin accidenté où l’on a aménagé de longues marches pour faciliter son entretien. C’est donc plus difficile qu’un sentier de randonnée classique, en tous cas à mon avis. Je conseille une rando telle le Chief ou le Sea to Sky Summit avant de tenter celle-ci si vous n’avez pas l’habitude. Vous vous frotterez alors déjà aux racines et pierres en terrain pentu. Si ça vous intéresse voici mes idées de rando autour de Vancouver sur Un Trek Une Fille 😉

Il vaut mieux un prévoir un bon litre d’eau en sachant qu’au sommet on peut manger et remplir sa gourde. Et ne pas oublier les $15 pour prendre la gondola en redescendant 😉

Perrine

Voyageuse un peu aventureuse, je suis partie de mes Alpes françaises natales pour découvrir le monde et ses curiosités. Ici je partage mes expériences, mes voyages, mes découvertes, mes pensées en PVT.

Cet article a 2 commentaires

  1. Alors fille de montagnard , tu n’as même pas proposé à ton père préféré ce défi…Dommage , j’aurai bien voulu tester .. 853 m de dénivelé pour 2,9 km ça m’aurai bien plu…bon une prochaine fois???? Bizzzz

    1. Non mais je ne te sentais pas en forme quand tu es venu l’été dernier 😉

Un petit mot ?

Fermer le menu