Presque 2 ans de vie à Vancouver et peu de billets sur cette ville. J’avoue j’ai un peu de mal à décrire ma vie ici tant tout est lié au travail. J’ai vécu en partie à l’auberge de jeunesse dans laquelle je travaille, je fréquente des collègues en dehors du boulot, je fais parfois des heures de fous …

Je vais vous emmener dans mon odyssée du logement  en PVT à Vancouver, à la découverte de 3 quartiers où j’ai vécu.

Mais si vous passez par là pour des infos pratiques et conseils cliquez ici pour accéder directement à mes astuces en bas de ma page.

Vancouver, Downtown du côté du West End

Je suis arrivée à l’auberge HI Vancouver Downtown, puis j’ai baby-sitté un chat pendant 4 mois dans le même quartier. Il s’agit du West End, quartier résidentiel du centre-ville de Vancouver proche du fameux Stanley Park.

Sunset Beach dans le West End, Vancouver, Canada
Le West End

J’ai adoré aller à la plage en 2 min, voir de beaux couchers de soleil, être proche de Stanley park, et profiter de Davie Street (restos, cafés, supermarchés). Mais le centre ville de Vancouver est plutôt étouffant.

Les lieux sympas ou sortir en centre sont principalement Gastown la vieille ville toute rénovée toute belle avec ses boutique d’art natif chics et de l’autre côté (de mon côté en fait) : le coin Cardero street, Davie street et Denman street à l’ouest du centre-ville. De bons restos asiatiques ou méditerranéens, moins de frénésie, de belles rues calmes, de la verdure, Sunset beach pas loin, ainsi que Stanley park.

Du West End je retiens donc la plage, le parc, les beaux couchers de soleil, mais je n’y vivrais plus : trop de béton, des immeubles moches me faisant penser aux bâtiments de Grenoble des années 70 ou 80. Davie street anime ce quartier résidentiel du centre mais j’avoue depuis que je suis partie ça ne me manque pas.

Comment profiter du West End ?

  • Pic-niquer et/ou faire du volley sur Sunset beach
  • Faire du vélo, du roller sur le Seawall
  • Manger asiatique sur Denman street
  • Sortir dans un bar gay sur Davie (gros cliché mais le quartier est bien aux couleurs gays avec des passages piétons multicolores)
  • Prendre les petits bateaux appelés False Creek ferries. Ils mènent au marché couvert de Granville island ou à la plage de Kits en face de sunset beach
  • Boire un café chez Bardero Bottega sur Cardero Street
  • Visiter une vieille maison telle la Roedde house pour mieux comprendre l’histoire de Vancouver
  • Se Balader au Stanley Park (en fait ça se recoupe un peu avec le Seawall à vélo)

Habiter le West End ? C’est franchement pour les gens aimant être en ville, n’ayant pas peur de payer des sommes astronomiques ou d’être en placard à balais soit-disant converti en chambre (appelé den sur les petites annonces). Très peu pour moi mais vive les chats à baby-sitter car on ne dit pas non à un appartement gratuit 🙂

East Van : traverser les ponts du côté est de Vancouver

Cambie street et Main street sont les grandes rues, puis ponts, qui mènent à East Vancouver, ou East Van (si vous êtes cools comme moi). On y trouve du street art, plus de spontanéité, des vélos, quelques café hipsters (déco léchée), des petites échoppes où acheter des légumes, une hésitation entre immeubles et maisons, et voilà East Van ! Voici 2 croisements de rues majeurs à retenir :

  • Main street & Broadway: le plus chic/bobo. Autrefois mal réputé et célèbre pour ses prostituées ce quartier a changé avec l’apparition de boutiques, cafés, restos.
  • Commercial drive & Broadway ou The Drive (si vous êtes cools encore comme moi). La rue la plus punk (attention c’est soft!). Il y a de très bons endroits pour manger, on se sent vivant, et c’est abordable (chose rare à Vancouver) ! Il s’agit du quartier italien de Vancouver qui s’est multiculturalisé.
Petite place piétonne sur Commercial Drive, East Van, Vancouver, Canada
Street art, East Vancouver, Canada

Habiter sur East Van ? Oui ! Mais c’est loin du boulot sans voiture (minimum 40min en bus). J’ai passé l’été 2016 par là-bas : j’ai sous-loué sur Main street et 15ème avenue durant un mois, bien chouette. Encore du baby-sitting pour chat. Puis j’ai migré vers la 12ème avenue de nouveau en sous-location dans un basement (sous-sol, plus jamais !). Je suis partie fin septembre 2016 du quartier pour revenir quelques semaines sur Commercial Drive en avril-mai 2017 où une amie m’a gentiment hébergé. Je vivrais bien sur la Drive, mais c’est loin du travail. Honnêtement au-delà de la demi heure de transport je trouve que c’est un peu trop.

Que faire sur East Van ?

  • Du shopping en alternant boutiques indépendantes, fripes et magasins de déstockage : Turnabout, thrift stores, Exposure
  • Boire du café sur Main street ou Commercial drive, vous avez un choix délirant. La Drive étant plus italienne avec ainsi possibilité de trouver un café bien serré.
  • Faire ses courses (!) surtout sur Commercial drive. Les fruits et légumes sont vraiment pas chers 🙂
  • Manger méditerranéen notamment de bonnes pizzas sur Commercial drive.
  • Boire des bières au Colony sur Main street, au St Augustine’s sur Commercial Drive ou chez Brassneck Brewery à l’angle de Main street et 6ème avenue.
  • Aller au Rio, cinéma indépendant qui créé de super événements régulièrement à l’angle de Broadway et Commercial Drive (regardez leur page Facebook).
  • Aller au Storm Crow pour manger/boire un verre/joue à des jeux de société sur Commercial Drive si vous aimez le style taverne, Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Supernatural ou Stranger things. Ils jouent sur les séries ou films style aventure et fantastique.
  • Découvrir le street art

Kits, se retrouver entre la ville et la plage

Je vis actuellement dans Kitsilano (ou Kits) depuis environ 1 an. J’ai sous-loué, puis vécu à l’auberge de jeunesse (entre Kits et l’université). Je suis actuellement en colocation dans une belle maison.

Ici c’est ambiance chic / hippie / bohème. Kits est un quartier hippie qui s’est boboïsé au point de devenir l’un des quartiers les plus chers de la ville. Les maisons sont belles, la plage est à deux pas, les cafés et boutiques sont chics. Il y a du blanc, des beaux dessins sur les cafés lattés. Les chiens sont habillés à la mode. Tout le monde a un régime spécial (sans gluten, vegan, végétarien, sans lactose) … Tout le monde sauf moi 🙂 C’est la mode de la nourriture healthy, du yoga et des sports outdoor (kayak, rando, cochez la case que vous préférez). Tout est beau, tout est tendance, tout est épuré, tout est chic. Un peu trop lisse à mon goût et plutôt cher, mais super pratique, plutôt mignon, très vert et proche de la plage.

Coucher de soleil à la plage de Kits, Vancouver; Canada

Habiter dans Kits ? Oui, pourquoi pas 😉 Je vis dans ce quartier car je suis entre le travail et le centre-ville mais aussi proche des lignes express pour pour East Vancouver. En été et jusque Thanksgiving c’est au top du top ! C’est le quartier-plage de Vancouver. En hiver c’est beaucoup plus calme et moins intéressant. Ici je paie mon confort. Mais c’est un choix qui me convient : le confort j’en avait besoin. Poser mes valises avec un contrat de location dans un meublé. Ne me soucier de rien excepté acheter un oreiller et une paire de draps. Vivre dans Kits oblige à partager pour ne pas trop se ruiner. Alors je partage dans une grande et belle maison. J’ai 9 colocataires, qui dit mieux ? Mais j’ai aussi une grande cuisine, un grand salon avec cheminée, plusieurs salles de bain, un petit jardin, un grand barbecue … Et de la compagnie 🙂

Que faire dans Kits?

  • Aller à la plage de Kits en soirée lorsqu’il y a moins de monde. Ou très tôt le matin pour profiter des tons rosés lors du lever de soleil.
  • Aller sur les plages de Jericho, Locarno ou Spanish Banks au bout du quartier car ce n’est jamais bondé et superbe !
  • Nager à la piscine en plein air l’été vers 7h du soir lorsque le soleil commence à décliner.
  • Manger une glace chez Rain or Shine et essayer des goûts insolites
  • Prendre un thé chez O’5 Tea ou boire un café au Arbutus coffee perdu dans une petite rue
  • Prendre un petit déj’ bien américain chez Sophie’s sur la 4ème avenue ou sur Broadway chez Sunshine Diner
  • Manger des sushis délicieux chez The Eatery sur Broadway
  • Faire du patin à glace en hiver au Community center (centre communautaire) en soirée en semaine sur Larch et 10ème avenue.
  • Visiter les musées situés dans Vanier Park été comme hiver : musée maritime, musée de Vancouver et Space center

Et avant de terminer ce billet j’ajouterai que Vancouver reste une ville très difficile pour le logement. Les prix sont hauts et les salaires ne suivent pas forcément si on cherche un petit boulot. Il faut redoubler d’ingéniosité et de flexibilité pour ne pas se ruiner.

Ami voyageur si tu passes par là saches qu’il sera difficile voire impossible d’économiser à Vancouver en y travaillant quelques mois. Vancouver sera une ville dans laquelle tu pourras passer un bel été mais viens en ayant déjà des économies pour voyager ensuite.


Quelques astuces pour se loger à Vancouver

Les sites utiles pour le logement

  • Housesitter.com pour faire du house-sitting et éviter de payer son logement
  • Housecarers.com pour faire de même 🙂
  • Trustedhousesitters.com : et voilà le dernier !
  • Care.com pour s’occuper d’animaux domestiques
  • Craigslist : notre meilleur ennemi à tous pour trouver des chambres en colocations et appartements
  • Les groupes Facebook de logement et bons plans à Vancouver sont aussi à prendre.

Comprendre le vocabulaire sur Craigslist, site de référence des logements

  • 420 friendly : comprenez Cannabis accepté et certainement fumé par les autres colocs. Ici c’est légal pour des raisons médicales (en fait tout le monde trouve une raison pour fumer) et on peut se retrouver avec des gros fumeurs. En revanche la cigarette est moins tolérée. Bref à vous de voir si ça vous va.
  • Minimal kitchen / kitchenet : vous n’aurez pas une vraie cuisine mais seulement un micro-ondes ou un truc dans le genre. Attention : piège !
  • Basement : c’est l’étage semi-enterré des maisons et immeubles canadiens. Lumière minimale et parfois impression de grotte. Souvent moins cher bien sûr. Il vaut mieux prendre son temps et poser des questions quand on visite car ça peut vite être sombre et déprimant.
  • Suite : le mot qui fait rêver pour dire tout simplement “chambre”.
  • Den : alors ça c’est du jamais vu pour moi. C’est en fait un cagibi ou un petit espace qui sert de bureau dans lequel on glisse un lit simple pour y mettre un coloc en plus. Pas de fenêtre off course et souvent on range se affaires sous le lit. Parfois il n’y a pas de porte mais juste un rideau ! Et au fait saviez-vous que den signifie terrier à l’origine ? Voilà c’est ce qu’on trouve en centre-ville à Vancouver. Horrible mais moins cher qu’une chambre.
  • Solarium : c’est la version upgradée du den. Il y a de grands immeubles en verre ici alors on peut fermer une partie du salon et en faire une mini chambre comme le den sauf que le pan de mur est un pan de verre et donc on appelle ça joliment “solarium”. Garantie de cuisson totale en été et très peu d’intimité.
  • Bachelor : c’est un studio. C’est rare pour être totalement honnête.

A quel prix se loger à Vancouver ?

  • Les chambres en colocation vont de $650 à $1000 et quelques. Perso je trouve qu’à $800 on se doit d’avoir une belle et grande chambre qui soit lumineuse sinon ça ne vaut pas le coup. Et je ne mettrais pas plus cher pour une chambre en colocation à moins d’avoir une salle de bain privée ou de chercher du luxe dans un building de verre. A $650 ce sont des perles rares qu’il faut trouver mais en cherchant bien ça se fait.
  • Puis les fameux “one-bedroom”, c’est à dire appartements pour couples avec chambre et salon séparés, sont entre $1200 et $1800. Les prix les plus bas sont souvent pour des basements, des appartements pas rénovés, vieux ou loin du centre-ville. A partir de $1500 les appartements se doivent d’être de bonne qualité, propres (repeints?), avec balcon et assez grands (60m2). Et je ne mettrais pas plus de $1650 pour ce genre de logement. Au-delà c’est que l’on recherche du luxe.
  • Il faut visiter à fond pour se faire une idée de ce que l’on veut/peut se permettre, mais voilà en gros mon opinion sur les prix et les possibilités. Enfin il n’y a pas ou peu de studios contrairement à la France. La concurrence est rude et pour trouver la perle rare (oui elle existe) il faut être au taquet. Et en tant que manager au travail je n’ai jamais été trop regardante quand mes employés passaient leur vie sur Craigslist lors de heures creuses s’ils cherchaient un logement. Honnêtement ça se joue au quart d’heure près alors soyons flexibles et aidons-nous les uns les autres.

Quelques techniques pour trouver un bon logement à vancouver

  • Rafraîchir sa page Craigslist toutes les 15 minutes et ne rien  lâcher pendant au moins 2 semaines. En pause, au travail, en rentrant du travail, matin et soir. Les annonces partent vite alors  il faut mettre l’accent sur la recherche intense. Pour mon dernier logement j’ai fait 17 visites en l’espace de 10-12 jours, tout en ayant ma page web ouverte toute la journée. J’ai  contacté le double du nombre d’appartements visités. Ça parait beaucoup mais c’est plutôt bon pour Vancouver. J’ai rendu plusieurs formulaires de candidatures, dit non à certaines opportunités, oui à d’autres, pour les laisser tomber ensuite. Business is business. En sachant que j’évite de jouer avec les petits proprios quand même. Les grandes agences, en revanche, aucun scrupule.
  • Pré-écrire un email clair et précis de présentation qui donne l’air sérieux pour  l’envoyez à chaque annonce. Efficacité redoutable croyez-moi 🙂
  • S’il y a un numéro de téléphone appeler direct et demander à visiter. Le téléphone ça fait un peu peur mais ça marche presque à tous les coups.
  • Ne pas mettre de côté pas les annonces sans photos ou avec des photos moches : j’ai eu mes 2 derniers logements sans photos. 
  • Se promener dans les quartiers lors des visites d’appart. Quelles sont les lignes de transport ? Les petits commerces ? Comment est l’environnement ? Est-ce que ça vaut le coup d’approfondir cette zone ? Y a-t-il d’autres annonces en bas des immeubles ?
  • Si la visite se révèle négative pour vous, dites-le gentiment.  Et restez en contact avec la personne si vous sentez du potentiel.  Ce sont  souvent des “building manager”, des multi-propriétaires et autres. Alors il vaut mieux se renseigner. Pour ma première colocation j’ai visité la maison une fois en février 2017 mais la chambre ne me convenait pas. J’ai dit à la proprio que j’aimais la maison mais que je pouvais payer un peu plus cher pour avoir une plus grande chambre. J’ai soigné ma communication et renvoyé un texto en mars pour la relancer. Elle m’a finalement fait revenir visiter 2 chambres et j’ai emménagé en juin. Ne rien lâcher, encore une fois.
  • Puis il y a les grands classiques : arriver à l’heure de la visite, être présentable, souriant et tout le tralala.
  • La difficulté ici ce sont les références : souvent on demande un ou deux contacts pour vérifier la candidature. L’employeur ou un ancien proprio peuvent aider. Ils ont l’habitude. Quand on débarque c’est difficile alors il est important de dire à son employeur que l’on cherche un logement pour avoir un coup de pouce.  Il faut parfois privilégier les appartements sans référence pour partir quelques mois après dans un meilleur  logement avec une référence et une bonne connaissance du marché du logement. 
  • Etre toujours prêt à remplir une candidature. Souvent c’est un simple formulaire et il faut y ajouter ses références. On met son contact, son lieu de travail, ses références et quelques autres infos. On le laisse directement après la visite. Sait-on jamais 😉
  • Se sociabiliser. C’est bête mais c’est comme ça que j’ai commencé le baby-sitting pour chat : faire du bénévolat, travailler, aller aux apéros des nouveaux arrivants, s’inscrire à une activité sur meet up ou sur un groupe facebook, et dire qu’on cherche un logement. Sait-on jamais 🙂

J’espère que cette partie est utile. N’hésitez pas à commenter et donner votre avis si vous passez par là.

A lire sur le blog à propos de Vancouver et du Canada :

➳ Mes bonnes adresses au Canada

➳ Mon voyage en train durant l’hiver 2016 ➳ Ontario ➳ Manitoba-Saskatchewan ➳ Rocheuses➳ Mon arrivée à Vancouver en février 2016
➳ Mes premières expériences en PVT à Vancouver au printemps 2016
➳ Un petit bilan et une description de Vancouver après 6 mois en PVT  en été 2016

 

Perrine

Voyageuse un peu aventureuse, je suis partie de mes Alpes françaises natales pour découvrir le monde et ses curiosités. Ici je partage mes expériences, mes voyages, mes découvertes, mes pensées en PVT.

Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour Perrine! Je viens d’obtenir mon PVT pour le Canada. J’arriverai certainement en mai-juin et je compte commencer par Vancouver, et je trouve cet article bien utile en tout cas! Bonne continuation dans tes voyages 🙂

    1. Merci Elena, n’hésites à “feuilleter” le blog 😉 Je vais essayer de publier un peu plus d’infos pratiques sur la villes et sur les quartiers à l’avenir. Bonne prépa de PVT ! Tu vas arriver à la meilleure période de l’année 🙂

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