Partir en PVT en Nouvelle-Zélande c’est une belle aventure. Et parfois on ne sait pas trop par où commencer ou comment s’y prendre. j’ai moi-même beaucoup hésité, parfois trop, et j’ai donc décider de créer un billet pour aider les futurs PVTistes qui passent par-là  … Qui sait, peut-être glaneront-ils quelques infos 🙂


Demander son PVT pour la Nouvelle-Zélande : un jeu d’enfant

Le permis Vacances-Travail m’a donné le droit de travailler et voyager durant 12 mois en Nouvelle-Zélande. Les démarches pour l’obtention de ce permis ont été simplissimes :

  1. J’ai créé un compte sur le site de l’immigration néo-zélandaise.
  2. J’ai rempli les formulaires en ligne en anglais (attention, je ne sais si ça a changé mais en 2014 la touche “entrée” de l’ordi ne fonctionnait pas bien sur ce site, je cliquait pour passer les étapes)
  3. Puis j’ai envoyé le paiement requis en ligne avec ma carte de crédit (165$NZ)
  4. J’ai obtenu une réponse positive en 3 jours par email ! Le lien de la réponse est un peu troublant car il s’agit d’une page HTML sans logo ni réelle mise en page, mais c’est bien la confirmation du permis. Je l’avais imprimée pour le présenter à la douane à mon arrivée dans le pays.

Quelques infos additionnelles :

  • A la date de la réponse j’avais 1 an pour arriver en Nouvelle-Zélande.
  • Si l’anglais est une langue étrange et non compréhensible : voici le tutoriel de PVTistes pour la demande de PVT.
  • Le PVT est un visa individuel non renouvelable. Dans un couple on fait sa demande chacun de son côté.
  • Il n’y a pas de quota pour la Nouvelle-Zélande et on peut faire sa demande toute l’année : pratique 🙂
  • J’ai pris une assurance voyage. C’est requis mais peu d’agents à la douane vérifient cela. Ceci-dit il vaut mieux se couvrir au cas où. Moi j’avais pris Globe Partner (10% de réduc avec PVTistes.net). Il existe d’autres assurances telle Chapka (5% de réduc avec whv.fr) que j’ai prise pour le Canada par exemple. On peut payer en plusieurs fois sans frais si c’est plus facile financièrement, mais dans ce cas il vaut mieux se renseigner en avance.

Enfin pour être éligible au PVT il faut :

  • Avoir entre 18 et 30 ans (on peut faire sa demande veille de ses 31 ans)
  • Avoir assez d’argent pour subvenir à nos besoins (on ne m’a rien demandé mais vaut mieux prévoir 🙂 )
  • Être en bonne santé (des examens médicaux peuvent être demandés lors de la demande de permis)
  • Posséder un passeport valide pour la durée du PVT

Pour arriver à la douane après le plus loooooong trajet du monde, j’avais prévu ma preuve d’assurance et ma preuve de permis, mais ils n’ont pas réellement eu besoin de ces papiers. Mon passeport a suffi pour activer le PVT. Je n’ai pas reçu de papier, seulement un tampon sur mon passeport avec la mention “entry” et la date.


Commencer son PVT : se débarrasser de la paperasse rapidement pour profiter

∇ Ouvrir un compte en banque : facile et rapide

Ouvir un compte en banque est la première chose que j’ai faite en arrivant. Je me suis pointée chez Westpac sur Queen Street, à Auckland, et j’ai pris RDV. S’ils ne sont pas trop occupés ils peuvent nous prendre directement dans un bureau. Pour ouvrir mon compte en banque je n’avais besoin que de mon passeport et d’un justificatif de logement, c’est à dire une lettre datant de moins d’une semaine de l’auberge de jeunesse où je séjournais. Info utile : parfois certaines banques demandent aussi le numero IRD qui est notre numéro d’immigrant. Les banques principales avec des formules simples & gratuites sont :

  • ANZ (on peut ouvrir son compte à distance depuis la France et venir retirer sa CB à l’arrivée)
  • BNZ
  • Westpac (partenaire de la BNP)
  • Kiwi Bank (la banque postale de Nouvelle-Zélande)
  • ASB

J’ai trouvé un super récap’ chez Pvtistes.net sur les conditions et offres existantes adaptées aux jeunes.

Pour mettre de l’argent sur mon compte lors de l’ouverture j’ai retiré des sous sur mon compte français et je les ai déposés sur mon compte néo-zélandais. Je n’ai eu des frais que de ma banque française car le premier dépôt en espèces est gratuit chez Westpac. Je n’ai jamais été dans un bureau de change en Nouvelle-Zélande. Je n’ai pas trouvé cela très intéressant vu mon projet de voyage et travail.

∇ L’IRD number : le numéro d’immigré qui permet de travailler

Je ne l’ai pas fait directement à mon arrivée : j’ai attendu d’être à Wellington. Les bureaux y sont plus facilement accessibles en cas de questions et RDV, et j’en avais besoin. En plus je ne comptais pas chercher de travail dans vers Auckland. C’est ce numéro IRD qui m’a ouvert le droit à travailler dans tout le pays pour la durée de mon PVT. La démarche fut aussi très simple :

  1. J’ai rempli le formulaire que j’ai trouvé à la poste (on le trouve en ligne ici)
  2. J’ai ensuite dû prouver 2 fois mon identité pour compléter le dossier : le passeport et le permis international sont acceptés.
  3. Sinon il vaut mieux prendre RDV (ici) comme je l’ai fait, car je n’avais pas le permis de conduire. Les cartes d’identités nationales ne sont pas valables en Nouvelle-Zélande. J’ai eu RDV en 2 jours à Wellington. Grâce à mon formulaire rempli, mon papier justifiant de la création de mon compte en banque, ainsi que mon passeport j’ai obtenu mon numéro IRD sur une petite carte directement avec l’agent qui m’a reçue.

∇ La Hanz card

Elle est utile à faire pour prouver son âge : elle permet d’éviter de ramener le passeport partout quand on sort. Et elle est considérée comme un papier néo-zélandais officiel ; donc bien pratique en cas de perte/vol de papiers par exemple. On fait la démarche sur ce site web.


Travail et bénévolat en Nouvelle-Zélande

En débarquant en mars à Auckland j’ai rencontré un tas de voyageurs en fin de PVT avec les yeux qui brillaient et qui racontaient leur meilleurs souvenirs en voyage, au travail et en bénévolat. L’auberge était très animée, il faisait chaud, il flottait une atmosphère de légèreté et de bonheur dans l’air. J’ai noté des petits conseils, des numéros et emails pour des bénévolats, mais aussi pour travailler. J’ai beaucoup hésité à cette période et je regrette un peu mon immobilisme mais j’ai partagé de très bons moments avec d’autres jeunes.

Le bénévolat

Il commence souvent avec l’inscription sur quelques sites web selon les intérêts et projets :

  • Wwoof.co.nz  (bénévolat dans des fermes bio)
  • Workaway (bénévolat en tous genres)
  • HelpX (pour du bénévolat en milieu rural)
  • Au Pair World pour partir au pair (il y a aussi des organismes de placement avec parfois des cours d’anglais)
  • Repérez les festivals si vous êtes intéressés, mais aussi les centres d’accueil du DOC si vous êtes tournés nature, ainsi que les événements locaux de là où vous êtes. Les bénévoles sont toujours les bienvenus en Nouvelle-Zélande.

La recherche d’emploi

La recherche d’emploi a été simple mais peut-être un peu plus longue que si j’étais venue au printemps. Mars c’est la rentrée des classes, les étudiants cherchent du travail et le tourisme passe en basse saison. Voici 3 éléments bien utiles que j’ai retenu :

  1. Les 2 sites web incontournables de recherche d’emploi sont Seek & Trade me.
  2. Le porte à porte est une très bonne solution pour les entreprises ayant pignon sur rue : faire attention à venir en heures creuses et demander le responsable maximisera les chances.
  3. Rencontrez des voyageurs en auberge : demandez conseil pour le CV et les opportunités.

Le fruit picking peut se faire à différentes périodes si on est mobile, voici les infos que j’avais collectées :

Les saisons touristiques  :

  • De mai-juin à septembre en hiver dans les Alpes du sud pour le ski – autour de Queenstown & Wanaka.
  • De décembre à fin avril pour l’été dans les spots touristiques proches de la mer (Kaikoura, Tasman, Picton ou sur l’ île du nord), la région de Taupo et vers Queenstown/Wanaka.

Travailler en ville :

  • C’est pas mal de postuler en centre-ville mais s’excentrer pour des boutiques et des cafés fonctionne aussi car il y a moins de concurrence. A Wellington vers l’aéroport, à Miramar, ça embauche facilement par exemple.
  • Pensez aux cinémas, à l’auberge où vous êtes, aux boutiques, aux cafés et restaurants, aux équipements sportifs en quadrillant bien toute la ville.
  • Si Auckland et Wellington sont célèbres, j’ai adoré Dunedin et Gisborne qui ont définitivement de la personnalité. Les petites villes ça change un peu les perspectives, il y a peut-être un peu moins de concurrence aussi. Enfin, perso je ne conseillerai pas Auckland pour un petit job car les loyers sont élevés.

J’ai réparti mon CV en 4 catégories :

  • Objectifs pros / présentation (1 ligne pas plus)
  • Expérience : travail et bénévolat car les néo-zélandais aiment avant lire tout ce que l’on a fait, payé ou non
  • Compétences (interpersonnelles et pros)
  • Etudes (pas la peine d’en mettre des tartines ça ne sert à rien)

Voyager en Nouvelle-Zélande : le meilleur du PVT !

Louer un véhicule

Avec une amie nous avons loué un van pour voyager sur l’île du sud. Nous avions comparé les prix sur Internet puis appelé les agences. Voici un article utile sur la location de van ici. Louer vaut le coup que si on utilise un véhicule 1 à 2 mois. Au-delà c’est plus intéressant d’acheter. Par exemple, j’avais rencontré un suisse à Dunedin qui avait acheté une voiture alors qu’il ne restait que 3 mois en touriste pour voyager en Nouvelle-Zélande. Il s’en était bien sorti financièrement.

Acheter un véhicule 

La Nouvelle-Zélande étant un pays tout-voiture cela favorise cette option. Voici les éléments indispensable pour bien procéder:

  1. Vérifier ou demander à faire faire le WOF (sorte de contrôle technique).
  2. Vérifier ou faire la registration (l’enregistrement).
  3. Effectuer le vechicule licensing appelé aussi rego (sorte de redevance des véhicules) sur ce site web pour être autorisé à conduire l’engin 😉
  4. Éventuellement faire vérifier le véhicule en garage indépendant (pour ne pas payer trop cher 🙂 ) car les véhicules en vente sont souvent très vieux.
  5. Les annonces se trouvent en auberge de jeunesse, sur TradeMe, en supermarché, dans les car fairs en ville (sortes de foires aux voitures).

Voyager en transports en communs : plutôt facile

J’ai pas mal bougé sur l’île du nord et du sud en bus. Voici quelques infos :

  • Le bus : les pass d’Intercity et Nakedbus se comptent en heures de trajet et sont avantageux. J’ai regretté de ne pas avoir acheté un pass car il m’aurait été bien utile et rentable. Une fois qu’on en a un il suffit de réserver ses trajets sur Internet. C’est modifiable à volonté et certains revendent même leurs pass s’il leur reste des heures puisqu’on peut changer le nom en ligne.
  • Le train : pas testé mais il paraît qu’il passe par des endroits super beaux et reculés, notamment Arthur’s pass.
  • L’auto-stop fonctionne très bien en Nouvelle-Zélande, surtout dans l’île du sud. Pas dangereux, il permet de rencontrer du monde, locaux et voyageurs. Il suffit d’être avenant, de bien se placer (sortie de ville ou à proximité d’un lieu pour stationner) et de bien indiquer sur un panneau sa destination… Avec un sourire !

Voyager : que voir, que faire, où trouver des idées ?

J’ai pris des renseignements et idées un peu partout sur Internet :

Les guides et applications utiles 

Il n’y a rien d’intéressant et de bonne qualité en français sur papier à ce jour à mon avis. Voilà c’est dit.

  • L’excellent guide des Frogs est devenu une application. On peut l’acheter en mode offline ou online. Je leur avais pris un guide papier qui leur restait à Auckland car mon smartphone était tout pourri à l’époque.
  • Le Lonely Planet édité en anglais est très complet pour les beaux lieux touristique… Et permet de progresser en lecture 🙂
  • L’application participative WikiCamps pour le camping, les toilettes et douches publiques est très utile. Elle est participative donc un peu “non officielle” et parfois approximative mais fonctionne bien.
  • L’application CamperMate pour le camping aussi, plus officielle, est bien utile en complément.

Les auberges de jeunesses

Elles coûtent entre 20$ et 35$ selon la saison et les services proposés. Il existe 2 chaînes avec lesquels on peut obtenir une carte fidélité présentant des avantages :

  • BBH New Zealand (Budget Backpackers Hostels) : il s’agit d’un réseaux d’auberges indépendantes et souvent petites. On peut acheter la carte membre sur leur site (et consulter les offres d’emplois ou télécharger leur application).
  • YHA New Zeland (Youth Hostelling Accomodation, le fameux réseau HI) est une chaîne d’auberges de bonne qualité, un peu chères donc, et un peu trop aseptisées parfois, mais toujours au top niveau service du coup (bon plan travail ou bénévolat à mon avis)
  • Pour le reste il y a des indépendants à découvrir (souvent au fil des rencontres et des blogs) et quelques autres chaînes (dont X-Base que je ne recommande absolument pas)

Couchsurfing et Airbnb peuvent être aussi de chouette solutions 🙂

!! Groupe Facebook utile et sympa pour échanger en anglais : New Zealand Network Backpackers !!

Prolonger son séjour après le PVT

Le PVT peut être prolongé de 3 mois si on a travaillé dans l’agriculture un certain temps. Ça s’appelle le Working Holidaymaker Extension Visa et les conditions se trouvent sur le site de l’immigration.

On peut rester en tant que touriste après un PVT, mais il faut faire des examens médicaux prouvant qu’on est en bonne santé puisque l’on reste plus de 12 mois consécutifs sur le territoire néo-zélandais. Ils coûtent chers alors j’ai abandonné et j’ai simplement fait “le tour du poteau” : je suis allée passer 5 jours à Sydney. Au retour, on m’a juste demandé si j’avais un billet pour rentrer en France et je suis re-rentrée sur le territoire en touriste.

Le work visa (1an renouvelable) et le sponsorship (2 ans) sont envisageables si votre entreprise souhaite vous garder. Il faut faire soi-même la démarche auprès de l’immigration. Ils sont accessibles et réactifs (à Wellington en tous cas d’après mon expérience). A savoir que même si la loi a l’air stricte sur l’immigration, tous les européens que je connais n’ont eu aucun souci. Il faut juste bien gérer son timing : il vaut mieux s’y prendre 3 mois avant la fin du PVT au cas où cela prendrai un peu de temps. Et si vous trouvez l’amour il y a aussi le partnership pour rester 😉

Et vous, avez-vous des conseils pour profiter en toute tranquillité d’un PVT en Nouvelle-Zélande ?

Perrine

Voyageuse un peu aventureuse, je suis partie de mes Alpes françaises natales pour découvrir le monde et ses curiosités. Ici je partage mes expériences, mes voyages, mes découvertes, mes pensées en PVT.

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