Envie de découvrir ce qu’il se passe ailleurs ? D’approfondir une langue étrangère ? D’acquérir des compétences spécifiques à une filière dans un pays ? D’avoir un plus sur son CV ou de travailler pour une entreprise en particulier ? Les raisons de partir en stage à l’étranger sont multiples. Perso, c’est le fait de m’immerger dans une nouvelle culture et d’approfondir mes connaissances linguistiques qui m’ont fait partir à l’étranger à 4 reprises en stage. J’ai souhaité apporter un point de vue, un témoignage et des petits conseils sur ce sujet. Je précise que je vais parler de stage en Europe car les démarches ne prennent pas en compte la demande de visa. Je ne suis pas apte à conseiller sur ce sujet.

Avant tout il me semble primordial de faire part d’une chose très importante à mes yeux : un stage (à l’étranger ou non) n’est pas réservé aux exigences imposées par certains cursus, et tout le monde dans quelques formations qu’il soit peut décider d’en faire un. Je dis ça car certains de mes amis m’ont dit que j’avais de la chance. Non, j’ai juste pris des initiatives. Si une bonne partie de mes stages étaient obligatoires, j’ai décidé seule de partir à l’étranger. Bref tout ça pour dire qu’on peut très bien choisir de partir en stage sans que ce soit nécessairement au programme d’une formation, et qu’on a le choix de la destination.

Le stage à l’étranger ne déroge pas à la règle de base : la signature d’une convention entre l’étudiant, l’établissement de formation et l’organisme de stage.

[ Pour info : les étudiants à l’université sont très avantagés car ils peuvent demander des conventions assez facilement et si les stages ne sont pas obligatoires dans leur cursus ce sera d’autant plus facile de faire signer leur convention étant donné l’absence de conditions et objectifs pédagogiques. Profiter de cette liberté permet de se construire soi-même un début de parcours professionnel. ]

1. Dans un premier temps j’ai établi mes orientations

  • J’ai défini mes objectifs (par exemple : parler couramment une langues) et mes envies de découverte
  • J’ai ensuite défini mes critères de choix de stage : budget, type d’organisme, type de mission recherché, possibilités réelles vu la situation économique, etc.
  • J’ai enfin ciblé mes destinations (pays ou villes) en fonction de mes objectifs et critères.

2. Dans un deuxième temps j’ai délimité un ou des périmètres géographiques

J’ai en quelques sortes cartographié les villes/régions jugées intéressantes à l’intérieur d’un pays. Puis j’ai effectué des recherches concernant :

  • Le coût de la vie sur place : nourriture, logement, transports
  • La difficulté/facilité à se loger
  • Le dynamisme économique vis-à-vis du type du secteur dans lequel je recherche son stage
  • Les moyens financiers : lois sur les rémunérations des stagiaires, possibilités de bourses, …
  • Le mode de recrutement des stagiaires (par exemple les anglo-saxons sont plutôt rapides à répondre alors que dans les pays méditerranéens il n’est pas rare d’attendre sa réponse 2 à 3 semaines) et le type de CV-Lettre de motivation à faire pour être sûr de bien candidater.

3. Dans un 3ème temps j’ai commencé la recherche du stage

J’ai organisé ma recherche en 3 axes:

  • Consultation des offres de stages sur Internet
  • Recherche du listing des anciens stages effectués (ou le réseau que l’établissement s’est constitué). Pour cela : ne pas hésiter à demander conseil aux anciens étudiants
  • Recensement des organismes intéressants à contacter selon mon domaine d’études ou mes envies. J’ai ainsi créé le fameux tableau informatique du bon chercheur de stage/emploi (nom entreprise, nom contact, mode contact, date contact, date relance, réponse, commentaires)

Ayant répondu à peu d’offres dans mon domaine, j’ai surtout pris les adresses et contacts des listings des anciens stages, puis j’ai recherché de nouvelles entreprises, et j’y suis allée en mode spontané 🙂 Lorsque j’ai fait mes candidatures j’ai fait en sorte de m’adresser à un service spécifique ou à une personne en particulier.

[ Le classique « Madame, Monsieur » en mode j’envoie à un anonyme via l’adresse email générale de l’entreprise ne fonctionne pas ou très peu (d’après mes moults candidatures !).
Maintenant grâce à Linkedin ou Viadeo on peut retrouver les noms des personnes-clés à contacter, et avec Google leur email ou en tout cas un email de recrutement. Tout organisme publie des offres sur Internet et il y a forcément des traces restantes sur les moteurs de recherche. J’ai très souvent trouvé des contacts précis tant pour mes emplois que pour mes stages. ]

Voici l’exemple de mon premier stage à l’étranger

6 mois en Italie avec le programme Leonardo (stage obligatoirement à l’étranger dans ce cas).

  • Mes objectifs: parler une de mes trois langues étudiées couramment (anglais, italien, espagnol), internationaliser mon CV, découvrir et m’immerger dans une culture qui m’intéresse, avoir une nouvelle expérience pour orienter la suite de mes études supérieures. Je ne savais trop quoi faire mais une chose est sûre : je voulais voyager et vivre à l’étranger.
  • Mes critères de choix : étant dans le tourisme, je souhaitais aller dans un lieu touristique, si possible une ville avec des attraits culturels.
  • Ma délimitation des périmètres géographiques : Italie continentale (par facilité d’accès) car c’est un pays qui m’attire et le niveau de vie est abordable. Je ne pourrai peut-être aussi pas y rester très longtemps par un autre moyen qu’un stage (comprenez : ce pays est encore plus en crise que la France, ce sera difficile d’y travailler). Mes villes italiennes ciblées furent Rome (uniquement un organisme), Florence, Sienne, Pise, Pérouse et Bologne. Pourquoi ? Parce que ce sont des villes du centre-nord pas trop grandes, étudiantes (bon pour le logement) et très touristiques (Bologne un peu moins).
  • Recherches d’informations (blogs, sites italiens, sites des universités et associations étudiantes, sites d’annonces) :
  1. Coût de la vie : on peut vivre pour 500€ à 600€ par mois en tant qu’étudiant (même moins hors Rome) et on peut se trouver une chambre en colocation pour moins de 400€ charges comprises. Le coût des transports dépend des villes, de mon logement et de mon lieu de stage.
  2. Logement : plus difficile et plus cher à Rome que dans les autres villes. Ayant toutes des universités importantes, elles regorgent d’annonces abordables et de colocations (idéal pour rencontrer du monde).
  3. Économie : villes touristiques sauf peut-être Bologne (encore que) donc possibilité de trouver des organismes ayant des besoins / des projets.
  4. Je n’ai pas trouvé de lois spécifiques sur la rémunération des stagiaires, mais peut-être y en a-t-il eu une depuis ou peut-être ai-je mal cherché, après tout c’était mon premier stage hors de France.
  • Recherche d’employeur : J’ai adapté mon CV et mon mail de présentation (en Italie la lettre de motivation n’est pas toujours requise si l’on ne répond pas à une offre, surtout concernant les stages). J’ai envoyé mes candidatures. Puis j’ai relancé TOUS les organismes au bout de 10-15 jours par téléphone (ou mail pour ceux qui ne répondaient pas). En 1 mois j’avais une réponse positive avec une convention à la clé. Bon je précise que la plupart du temps on a un entretien téléphonique ou via Skype, selon les entreprises.

J’ai alors commencé à répertorier :

  • Les moyens de logement temporaires de la ville (auberges de jeunesse, hôtels pas chers)
  • Les annonces de logement (auxquelles j’ai répondu avant même d’arriver, ce qui n’est pas toujours utile, mais sait-on jamais) et les infos concernant les conditions, la législation, etc.
  • La carte des transports en commun et les tarifs
  • Les moyens de transports pour venir jusqu’à la ville et leurs tarifs (cars Eurolines, lignes aériennes, trains)
  • Les démarches à faire en arrivant : s’inscrire à l’office des entrées pour les immigrés, ou acheter un téléphone, etc…
  • Les possibilités et conditions de bourses (il y en a beaucoup : Erasmus, Leonardo, puis selon votre formation, région, département ou même votre commune). C’est mieux de s’y prendre en avance car il peut y avoir des dates limites ou des quotas.

Dans tous les cas je me suis renseignée sur les bourses et les modalités de rémunération. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son employeur. Car même s’il ne propose parfois rien au 1er abord, sait-on jamais 😉

[ Frapper à toutes les portes pour les dossiers de bourses est nécessaire car j’ai remarqué que beaucoup d’informations fausses/périmées circulent au sein des universités/centres de formation. Il y a souvent des solutions ou aides que peu de monde connait. ]

[ Éviter certaines capitales permet de moins dépenser, et de mieux s’immerger dans un milieu local. Je suis contente de ne pas avoir été à Rome. La vie aurait été bien trop chère. ]

[ Les organismes de placement de stage payants ne sont pas forcément utiles car en s’organisant bien on peut s’en sortir (si vraiment vous êtes timides ou pas doués, bon ok). ]

[ C’est important de bien définir les missions du stage ou de savoir dans quel service on va travailler. Et un stage réellement intéressant dure minimum 3 mois et peu aller jusqu’à 6 mois. ]

Enfin, concernant le logement il y a beaucoup d’arnaques sur les annonces notamment pour les étrangers : ne jamais payer quoi que ce soit en avance via Western Union ou par mandat cash. Ne rien payer tant qu’on n’a pas signé et vu l’appartement c’est même plus raisonnable à mon avis. J’ai quelques amis qui se sont faits avoir …

Voilà, j’espère que ça vous donne envie, et que ça pourra vous aider pour vos projets futurs. Je tenais à partager cela car j’ai vécu de superbes expériences.

Perrine

Voyageuse un peu aventureuse, je suis partie de mes Alpes françaises natales pour découvrir le monde et ses curiosités. Ici je partage mes expériences, mes voyages, mes découvertes, mes pensées en PVT.

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