Coup de mou à Vancouver

1 découvrir Vancouver WHV PVT CanadaA l’origine le plan était défini : travailler et explorer l’ouest canadien, parler anglais. Je voulais voir si Vancouver est si chouette que ça et rencontrer du monde, des canadiens, des voyageurs…. Tester ce visa working holiday, vérifier si mes appréhensions vis-à-vis de mon refus de rester en NZ l’année dernière allaient me tarauder. Je suis arrivée à Vancouver le samedi 20 février avec un entretien d’embauche prévu pour le mardi et en attente d’une réponse pour un éventuel job a Whistler. Tout allait bien, j’avais passé un peu de temps sur Montréal avec ma famille, avant de traverser le Canada en train.

Une fois sur Vancouver, je me suis reposée et j’ai revu une amie de longue date avec qui j’ai fini dans un anniversaire libanais … Tout était bien en ce premier weekend vancouverois.

Je n’avais juste pas prévu le gros coup de mou du lundi : fatigue accumulée entre le 1er décalage horaire, le voyage en train, puis le 2ème décalage horaire. J’ai déchanté. Je n’avais pas prévu d’être aussi fatiguée, de me prendre autant de pluie  (d’où le surnom de Raincouver) ou d’arriver dans une auberge pas forcement conviviale… Ni de voir autant de SDF ou de gens drogués dans le centre ville de Vancouver. J’ai passé 5 jours en combattant mon envie de partir ou de me rouler en boule sous la couette de mon lit d’auberge. J’ai essayé de remettre les choses en ordre dans ma tête. Mais qu’est-ce que je foutais là, dans la pluie, la grisaille, au milieu des buildings nord américains, ou le café n’est même pas bon ?

Je crois que j’avais espéré ce coup de cœur, j’avais espéré une découverte telle mon arrivée en Nouvelle-Zélande. Je voulais retrouver cette légèreté, cet échange avec les voyageurs et le plaisir de reparler anglais. Oui mais. Mais je ne me suis pas tant étonnée ou émerveillée. Le coup de cœur n’a pas eu lieu. Et j’ai eu du mal a admettre qu’on ne peut pas tout aimer au premier regard. Chaque pays est différent, chaque contexte est différent, rien n’est vraiment comparable… Oui mais je ne n’ai pas pu m’empêcher de comparer.

Je me suis accrochée à cet entretien du mardi qui s’est avéré très positif : un job dans le tourisme pour un organisme qui me plait, Hostelling International. J’ai commencé le travail le lundi suivant. Je me suis laissée accaparée par la formation sur le poste, puis par la formation collective de l’organisme, et surtout j’ai dit oui à tout le monde : pour les quelques sorties, pour tout type de tâches au travail, etc. …

2 découvrir Vancouver WHV PVT Canada

Puis Le soleil est enfin apparu au bout de 15 jours de pluie. Je dois avouer que m’a remontée d’un coup. Et je me suis remémoré une chose primordiale : pour apprécier les villes anglo-saxonnes il faut sortir du centre-ville (sauf peut-être à Wellington). Les buildings sont étouffants et ces quartiers ne représentent pas forcément la ville ou son esprit. Je suis allée explorer Granville Island, Stanley park, Kitsilano, j’ai pris un café sur Broadway et Main avenue. J’ai compris de nouveau, que, comme à Sydney et à Auckland, le plus intéressant se trouve presque toujours hors zone-de-gratte-ciels.

Je commence à apprécier Vancouver, à découvrir tout doucement… J’ai une sous-location jusqu’au 1er juin et mes responsables me proposent des petites missions intéressantes. Je me sociabilise et finalement hors collègues j’ai surtout renoué avec des amis et rencontré quelques européens. On va voir pour la suite mais je suppose que l’optimisme c’est un peu comme l’appétit ça vient en pratiquant.

About Perrine

Globe-marcheuse un peu aventureuse j'écris sur ce petit bout de web qui fait office de carnet de route. Je rêve, j'explore et j'apprends en voyageant et travaillant un peu partout grâce à mes études, mes PVT/WHV, mes road-trips. Viens donc faire un bout de chemin avec moi.

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6 comments on “Coup de mou à Vancouver

  1. 14 avril 2016 at 7h40

    Oh ! j’avais aussi eu une impression très mitigée de Vancouver à cause des mêmes raisons. Et pareil, sortir (aller à Victoria et sur les criques de l’île de Vancouver) m’avait fait la ré-apprécier en revenant. Donne-toi un peu de temps. Bravo pour le travail en tous cas !

    • 15 avril 2016 at 7h56

      Merci j’avoue que je me suis étonnée pour le travail, je n’ai pas eu besoin de beaucoup de recherches, même si bien sûr je ne fait pas la difficile. J’ai eu l’occasion de passer 2 jours à Victoria et j’ai adoré, j’en parlerai bientôt. L’île de Vancouver mérite en effet d’être explorée. J’ai hâte d’y retourner 🙂

  2. 14 avril 2016 at 11h21

    Je ne savais pas que ça n’allait pas ma Perrine. Même loin je ne suis qu’à un clavier de toi; n’hésite surtout pas (skype, mails…) Je pense fort à toi. Plein de bisous !! (même sous la grisaille, tes photos sont sublimes 🙂 )

    • 15 avril 2016 at 8h06

      Hey! Je ne dirai pas que ce fut la déprime mais surtout que j’ai été fatiguée et perplexe pendant une grosse dizaine de jours…. Et que je devais peut-être tout simplement prendre le temps de digérer les changements…

  3. 15 avril 2016 at 8h10

    Mince, désolé de lire ces quelques lignes. J’espère que tu vas très vite trouver tes marques et que tu pourras partir un peu à l’aventure. Le Canada a l’air d’être un pays absolument incroyable. Est-ce que tu envisages de visiter un peu le pays pendant ton séjour? Est-ce que tu vas nous faire baver devant des photos du Banff National Park ou tu vas me rendre follement jalouse en allant en Nouvelle-Ecosse? Je t’envoie plein de pensée positive depuis la Suisse, si ça peut te réconforter un peu, ici aussi il pleut 😛

    • 15 avril 2016 at 8h09

      Merci pour ton petit mot… Je vais mieux et je crois que j’en attendais trop peut-être en arrivant en Colombie Britannique. Je voulais le mettre en forme sur le blog parce que parfois en voyage tout n’est pas si simple. J’espère bien en faire baver plus d’un dès que j’ai l’occasion d’aller à Banff 😉 ou en Nouvelle-Ecosse… hehe, bon je déconne ce n’est pas le but… J’espère que le printemps va pointer le bout de son nez bientôt en Suisse 😉

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