A bord du Canadien, en Ontario

Réveil en tout en blancheur en ce premier matin en train : les lacs & rivières gelées de l’Ontario s’entremêlent aux forêts de sapin. Nous partageons un petit déjeuner avec ma compagne de voyage en partance pour Winnipeg. Nous montons ensuite en salle panoramique afin de s’imprégner de cette blancheur moelleuse des paysages par les fenêtres.

Puis il y a eu un de ces moments marrants. Un moment où s’entremêle voyage, souvenirs d’expériences en marketing/promotion touristique et en relation client avec de subtiles (ou pas) quiproquos :

Nous rencontrons 2 couples d’américains. Pôôvres d’eux, ils sont déjà insatisfaits de leur voyage. Elle, grande, les lèvres pincées, avait réservé son trajet suite à la lecture d’un bel article dans le New York Times. Un appel au service client : elle voulait se faire confirmer qu’il y avait bien des « bathrooms » dans les cabines (classe supérieure). Aurait-elle pu utiliser un autre mot ? Préciser sa demande ? Bathrooms signifie à la fois toilettes et salle de bains en anglais. Il n’y a pas de mot plus général pour définir des sanitaires en tous genres. La réponse de la gentille madame du service client a été oui. Oui, il y a des toilettes dans les cabines en fait. Et notre californienne bon chic, bon genre, s’est retrouvée donc sans bain. Se contenter d’un trône n’est apparemment pas de son goût. Bref, jouer sur les mots, omettre de préciser (du côté client & du côté pro), travailler ses relations presse, toussa, toussa … 🙂

Nous avons ensuite failli créer un incident diplomatique majeur. La conversation était engagée, il nous fallait bien l’enrichir. Ce moment où l’on passe à « qui êtes-vous, que faites-vous ici ? » Ce à quoi je réponds par la définition du (sacro-saint) working holiday visa qui me permet d’être au Canada un certain temps. Ma collègue a eu le malheur de préciser qu’elle recherchait un nouveau job dans la banque et était en transit le temps des entretiens.

« Vous tenteriez bien les USA ? »

« Ah non d’autant qu’ils sont presque sur le point d’élire ce fou furieux de Trump ! ».

Nous avons alors découvert qu’ils étaient américains. Ah. Aucun d’eux ne croit en Trump. Ouf !

Fin du choc touristico-culturo-comique.

Le train s’arrête à un moment à Hornepayne, un bled paumé. Mais vraiment paumé. Je ne sais pas pourquoi il y a des gares ou des arrêts à certains endroits. Comme ces points d’arrêts de bus en plein milieu des plaines désertiques de Tenerife. Parfois je me dis que certains villages ont une chance inouïe. Ils ont un transport majeur qui s’arrête chez eux. Une chance pour l’évasion et le retour à la maison. Le hasard cartes ? De la géographie ? Des besoins des constructeurs de ces anciennes voix ferrées ? Les relais techniques actuels ? Mais oui Hornepayne, tu as de la chance, même si tu es dépourvue de charme.

11 Le Canadien entre Toronton et Vancouver PVT WHV Canada 12 Le Canadien entre Toronton et Vancouver PVT WHV Canada

Et le soleil se couche sur cette première journée. Suite aux prochains épisodes : au cœur des Prairies puis dans les Rocheuses.

About Perrine

Globe-marcheuse un peu aventureuse j'écris sur ce petit bout de web qui fait office de carnet de route. Je rêve, j'explore et j'apprends en voyageant et travaillant un peu partout grâce à mes études, mes PVT/WHV, mes road-trips. Viens donc faire un bout de chemin avec moi.

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4 comments on “A bord du Canadien, en Ontario

  1. 7 mars 2016 at 11h42

    Superbes photos 🙂 Le voyage doit vraiment être impressionnant, j’avais hésité à le faire suite à mon échange à Victoria (BC) mais finalement opté pour un autre voyage ! On ne peut pas tout faire… Mais je reviendrai pour cette belle expérience !

    • 10 mars 2016 at 4h50

      Merci 🙂 En parlant de Victoria, comment était-ce ? L’île de Vancouver m’attire beaucoup en fait, et je me disais qu’il y avait peut-être plus de soleil qu’à Vancouver où je suis actuellement … 😉

      • 10 mars 2016 at 10h31

        Vancouver est réputée pour être TRÈS TRÈS pluvieuse, et les habitants de l’ile de Vancouver s’en moquent bien d’ailleurs 🙂 Donc à priori oui, il fait meilleur à Victoria ! Mi-mars l’an dernier il faisait 15 degrés avec un grand soleil, et le printemps avait vraiment commencé à ce moment là 🙂

        Pour la ville en elle-même Victoria c’est sympa et à voir, surtout que ce n’est pas loin en ferry (le trajet est superbe d’ailleurs). Mais après le mieux c’est de bouger un peu sur l’ile : Sooke, Salt Spring Island… Y’a plein d’endroits sympa à visiter. Et particulièrement Tofino, un petit bijou sur l’île 🙂 N’hésite pas à me contacter si tu veux plus d’infos, je serai ravie de te renseigner 🙂

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