Il était une fois le Tongariro

Tongariro volcans Nouvelle-Zélande Working Holiday PVTLe Tongariro National Park protège un massif de volcans de légende en plein centre de l’île du nord. Terre d’accueil du Mordor pour le tournage du Seigneur des Anneaux, lieu de randonnées mythiques et illustration de l’activité volcanique du pays, le Tongariro ne laisse personne indifférent.. Et surtout pas moi ! Il faut dire que les cônes volcaniques impressionnent déjà lorsqu’on les aperçoit au loin depuis Taupo si on passe en voiture/bus.

Pour découvrir ce massif volcanique moi et mes amies avons décidé de nous attaquer à une des plus belles et des plus célèbres randonnées de Nouvelle-Zélande : le Tongariro Alpine Crossing. Il s’agit d’une traversée d’une journée d’une partie du parc national.

Ainsi, reveillées à 6h pour prendre le bus à 7h par moins de 10°C dehors, nous voilà parties à la conquête du Tongariro ! Nos sacs à dos chargés de pic-nique et d’eau (pas de point pour se ravitailler), nous sommes prêtes pour l’aventure dans un monde parallèle !

Tongariro Nouvelle-Zélande Working Holiday PVT

A peine arrivées au point de départ nous sommes déjà très impressionnées par le volcan Ngauruhoe qui nous observe, et dont le sommet est recouvert de neige (ou de glace, qui sait… ). Il surplombe Magatepopo Valley où nous commençons l’aventure. La végétation est rase, parsemée de lave séchée.

Nous entamons ensuite la première montée : la terre est foncée, teintée de gris, de rouge, et de marron…  Et il y a beaucoup de cristaux : il gèle très vite le soir à la tombée de la nuit. Ce chemin nous mène au South Crater. A partir de ce cratère en forme de plateau le paysage s’élargit et devient lunaire. Nous sommes entourées de volcans plus ou moins hauts. Les couleurs marrons/rouges nous paraissent irréelles. La brume tombe à ce moment-là et nous reconnaissons le fameux Mordor du Seigneur des Anneaux.

Tongariro Falaises Nouvelle-Zélande Working HolidayS’en suit une deuxième montée. Elle est plus rude car plus pentue et dans une terre malléable, presque sablonneuse. Puis les falaises de terre rouge font leur apparition … Avec cette impression de changer de monde de nouveau. Nous atteignons le Red Crater. Et le sommet du Tongariro, volcan du même nom que le parc, se trouve sur notre droite, à seulement 1,5km. Il constitue un petit détour de la rando. Nous décidons de ne pas faire cette petite boucle en plus : tout le monde n’a pas les même capacités et les estomacs commencent à gargouiller après déjà 3h de marche.

Nous nous arrêtons donc pour manger. Grosse Erreur. A 1h près nous aurions pu nous poser au paradis … Mais ça ne nous empêche pas de profiter de notre pic-nique entre les rochers et les névés.

Nous reprenons ensuite pour arriver au sommet du rebord du Red Crater … Et découvrir encore un autre paysage. Là, en bas des falaises rouges et des pentes de terre malléable noire, se trouvent les lacs d’émeraude, Emerald Lakes, turquoises comme leur nom l’indique. Entourés d’une terre aux tons beiges, ils détonnent dans ce paysage volcanique irréaliste. C’est un panorama à couper le souffle !

Tongariro Emerald Lakes Nouvelle-Zélande Working Holiday PVT
Emerald Lakes, Tongariro National Parc
Tongariro Emerald Lake Nouvelle-Zélande Working Holiday PVT
Emerald Lakes, Tongariro National Park

La descente raide en direction des lacs, sur une terre noire très malléable, est brutale après les efforts de la montée. On court presque et on s’arrête à chaque mètre pour admirer de nouveau se paysage unique. On ne sait pas si les lacs sont bleus ou verts, on ne sait pas où donner de la tête … Puis le soleil refait son apparition et illumine les lieux. Magique ! Arrivées aux lacs, nous pouvons voir dedans le reflet des montagnes et du ciel, ce qui les rend encore plus époustouflants. Nous restons à les observer un certain temps comme un bon nombre de randonneurs.

Ces lacs sont surnommés les Rangihiroa’s mirror en  souvenir de Te Rangihiroa, fils d’un chef de tribu maorie qui partit explorer ce côté du parc du Tongariro.

Nous reprenons le chemin, qui à ce niveau-là, traverse de nouveau un énorme cratère, le Central Crater. La végétation rase recommence à faire son apparition, au fur et à mesure que la terre s’assombrit. Nous passons le Blue Lake et remontons sur le bord du cratère.

Une fois au sommet du rebord du Central Crater, nous apercevons l’immense lac Taupo au loin, ainsi que la forêt qui encercle le parc national. Nous empruntons un sentier serpentant et descendant à travers les pentes des volcans. De petites fleurs roses et jaunes pâles font leur apparition. Le paysage est toujours aussi merveilleux : pentes rosées de fleurs, puis, forêts denses avec les lacs bleus au fond, et lorsque l’on tourne la tête on aperçoit les fumées sortant des petits volcans actifs environnants.

Parmi ces volcans, le Te Maari est entré en éruption en 2012, et depuis ce jour Ketetahi Hutt, refuge implanté sur ses pentes ne sert plus que de point de ravitaillement journalier pour les randonneurs du Tongariro Alpine Crossing.

Après avoir dépassé Ketetahi Hutt, nous arrivons dans la forêt. Elle est humide mais conserve une certaine chaleur. Les arbres sont tordus et d’un vert sombre. Ils nous donnent l’impression d’être dans un conte de fée.  Mais la descente n’en finit pas et nous commençons à fatiguer …

Finalement après 7h30 de rando nous atteignons la route, et le parking des cars pour nous ramener à la réalité et à l’auberge de jeunesse.

Cette excursion nous a véritablement émerveillées. Les couleurs, les paysages et leur variété nous ont parus irréels. Nous en garderons un très beau souvenir (aussi douloureuses qu’aient été les montées 😉 ).

[ Pour tous ceux qui souhaitent effectuer cette rando voici les infos en français sur le Tongariro Alpine Crossing : brochure Alpine Crossing. Elle est distribuée en anglais à la montée en bus pour aller au point de départ. La randonnée étant une traversée il faut prévoir son moyen de transport. Le plus facile est de réserver un bus (aller-retour) couplé avec l’auberge de jeunesse, comme nous l’avons fait avec le LKNZ Lodge à Ohakune. C’est très pratique même si ça manque un peu de flexibilité : il ne faut pas être trop lent et faire attention à l’heure si l’on choisit de rallonger son parcours avec un sommet en plus. Les derniers cars sont à 17h, après il n’y a plus que le taxi, très cher puisque le trajet jusqu’à l’hébergement dure minimum 40min.

D’autres possibilités de randos existent dans ce parc national avec des infos sur le site du DOC. ]

About Perrine

Globe-marcheuse un peu aventureuse j’écris sur ce petit bout de web qui fait office de carnet de route. Je rêve, j’explore et j’apprends en voyageant et travaillant un peu partout grâce à mes études, mes PVT/WHV, mes road-trips. Viens donc faire un bout de chemin avec moi.

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2 comments on “Il était une fois le Tongariro

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