Working Holiday – Prélude

Working Holiday Visa (WHV) / Programme Vacances-Travail (PVT), appelez-le comme vous voulez, mais il ne passe pas (plus ?) inaperçu. Suite à la clôture du PVT Canada pour l’année 2014 et le marasme qui l’a accompagnée, il me semblait intéressant d’aborder le sujet.

Ce genre de visa me fait rêver, moi jeune diplômée, depuis mes années de BTS, date à laquelle j’ai commencé à m’intéresser aux moyens de travailler et voyager à l’étranger. Première découverte sur le site de l’association France-Québec. Je me dis : chouette ! Facile, il suffit de remplir des conditions simples à atteindre (âge, passeport, moyens financiers) pour pouvoir partir. J’ai attendu la fin de mes (longues) études pour demander ce type de visa ayant peur de trouver difficile de reprendre mes études après une pause. J’ai donc vu un certain nombre de mes proches effectuer un PVT avant moi. Entre les différents pays et expériences, j’ai eu le droit à un florilège de témoignages, puis, d’autres infos avec le site web de PVTistes.net.

PVT : vacances ou  travail ?

Outre les superbes photos, les illusions, les déceptions, les joies, les rencontres, il m’a semblé voir une évolution dans la considération du PVT par les jeunes français. Avant j’avais l’impression qu’ils partaient pour parler anglais (afin de pallier à la médiocrité de l’enseignement en France) et voir de nouveaux paysages. Maintenant il me semble que l’aspect “expérience professionnelle intéressante” importe plus.

Que penser ? Que le côté vacances est bafoué ? Vu le nombre de belles photos envoyées par mes amis encore aujourd’hui je ne doute pas que cet aspect du PVT soit toujours à l’honneur…

Par contre j’ai noté un certain nombre de déceptions côté pro : les employeurs commençant à bien connaître ce type de visa n’ont plus trop l’air de vouloir embaucher des jeunes pour des jobs sérieux car ils savent qu’ils ne sont sur le territoire que temporairement. Aussi cela semble-t-il être un peu difficile de se faire une expérience comme on le souhaiterait : dans son domaine de compétences, avec une mission plutôt intéressante. Mais relativisons : tout dépend du domaine de compétences, des employeurs et des candidats …

Et l’immigration à plus long terme ou via un autre visa pour compenser ? Certains de mes amis ont tenté, testé… Parmi ceux-là il y a eu réussite et échec. Voyons voir : les démarches à effectuer ? Difficiles, fastidieuses… Dur de se confronter à l’immigration lorsque l’on vient d’un pays européen, anciennement colonisateur, et ayant pour habitude non pas de perdre sa population mais d’en accueillir de nouvelles. Par ailleurs, ceux qui ont réussi en sont très contents puisque leur emploi est à la hauteur de ce qu’ils espéraient…

L’évolution de la façon de considérer un PVT peut devenir une difficulté dans le sens où l’on peut se tromper et se mentir à soit-même puis être déçu. Pour les entreprises et les ambassades cela reste un visa pour effectuer des petits jobs ou stages tout en découvrant un pays… Quoi qu’on en dise on ne peut passer outre cela.

PVT : le mythe des villes cools et chouettes à vivre

Autre chose : j’ai l’impression que pour les pvtistes (si je puis dire) il n’y a que les capitales ou les grosses villes dans les pays de ces visas : j’entends parler de Montréal (un peu de Toronto ou Vancouver) au Canada, de Sydney en Australie (un peu moins de Melbourne), d’Auckland ou Wellington en Nouvelle-Zélande… Mais le reste est terra incognita… Pourquoi ? Ceci dit Sydney, Wellington et Montréal me tenteraient bien (ne vous avais-je pas prévenu de ma mauvaise foi ?) Quid des autres régions, des villes moyennes ? etc… Le reste a en fait l’air plus d’une destination de voyage qu’autre chose… Les médias et les grands évènements aidant (JO, coupe du monde) ces grandes villes ont acquis le statut mythique de “cools et agréables” à vivre. Elles sont d’autant plus attractives qu’elles sont des point de chute pratiques : grâce à un aéroport international, pour faire les premiers papiers et prendre la température d’un pays (si tant est qu’elles arrivent à le représenter…).

Le road trip : fashion malgré lui

Le road trip semble être LE voyage par excellence dans pour les pvtistes… Je n’ai en fait eu écho que de ce genre de pérégrinations de la part de mes amis, et j’avoue que je rêve d’un van et d’une bande de potes pour traverser de grands espaces vierges et sauvages. Même les copinettes pimpettes s’y sont mises. De quoi rêver ! Bien évidemment il semble différer selon les personnes et les expériences…

A l’orée de mon 1er PVT en Nouvelle-Zélande, voici les préjugés que j’ai et mes pensées au point de départ sur l’aventure vacances-travail. Rendez-vous dans quelques temps afin d’y voir plus clair …

About Perrine

Globe-marcheuse un peu aventureuse j’écris sur ce petit bout de web qui fait office de carnet de route. Je rêve, j’explore et j’apprends en voyageant et travaillant un peu partout grâce à mes études, mes PVT/WHV, mes road-trips. Viens donc faire un bout de chemin avec moi.

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