Grenoble, home sweet home

P1010061C’est lorsque l’on est loin de chez soi qu’on s’aperçoit que ça nous manque, que l’on aime notre pays/région/ville ou que l’on est au contraire content d’y être parti.

Je parle de voyages, de découvertes, mais je n’ai pas encore abordé ma ville natale Grenoble et ma région Rhône-Alpes où j’ai vécu 20 ans. Pourtant il s’agit bien de l’expérience d’un lieu, certes un peu particulière, car c’est une forme de très long séjour, mais ça ne manque pas d’intérêt.

Gregre et mes petites montagnes comme j’aime le dire sont mon chez moi. Oui j’inclus les massifs (Vercors, Chartreuse, Belledonne, même le Trièves) qui entourent l’agglomération puisque j’y ai passé une grande partie de mon temps libre… Et que je les prends en compte dans ma vie quotidienne. Ville jeune, ville étudiante, ville moderne (comprenez à la pointe de la technologie et pas belle du tout), ville moyenne, ville-montagne, ville de naissance, ville pourrie, ville super, ville-repos, ville-famille, elle est tout à la fois pour moi. J’ai l’habitude de la traverser depuis longtemps, mes amis et ma famille étant éparpillés dans l’agglo, ainsi que les différents emplois que j’ai occupés depuis mes 17 ans. J’ai vu changer et évoluer Grenoble de manière positive ou négative selon les lieux, les moments, les initiatives. Je ne me vois pas y vivre et fonder une famille (quoi que si ça se trouve dans quelques années je changerai d’avis) mais j’ai besoin d’y être une fois par an pour me ressourcer.

J’ai grandi dans un cadre multiculturel, de mixité sociale et d’ouverture d’esprit. Je crois que ça m’a aidé en tant que personne à me construire en tentant d’éviter les préjugés et en allant au fond des choses pour comprendre (les gens, la vie, les cultures).

J’aime le fait de lever la tête à chaque coin de rue et voir le sommet des montagnes.

J’aime me balader dans les rues piétonnes du centre et prendre une glace à la Fruiterie.

J’aime aller au nouvel éco-quartier de l’ancienne caserne militaire.

J’aime le style décontracté que l’on a (pas rare de voir des gens avec des sacs à dos type montagne ou des vêtements sportswear, il y en même a dans les transports en commun avec leurs skis en hiver!).

J’aime les restos à tartines, les restos à ravioles, les petits coffee shops, les vieilles boutiques d’Alsace-Lorraine …

J’aime le fait d’entendre parler des langues différentes de temps à autre en centre-ville car un certains nombres d’étrangers viennent étudier ou travailler.

J’aime le campus à l’américaine que l’on a et qui se reconstruit petit à petit avec ses fêtes et initiatives étudiantes nombreuses.

J’aime notre maison de la culture, nos bars à concert la Bobine ou l’Ampérage.

J’aime notre équipe de hockey sur glace.

J’aime la “platitude” de la ville pour pouvoir se déplacer à bicyclette.

J’aime nos MJCs dynamiques et pleines de vie dans lesquelles j’ai travaillé.

J’aime les brocantes et marchés sur les quais au nord de la ville, qui sont tout beaux depuis les travaux 🙂

J’aime lire des articles dans la presse car on qualifie souvent Grenoble d’avant-gardiste, de Silicon Valley française, de ville dynamique (nous somme d’ailleurs arrivés 3èmes pour l’élection de la i-capitale européenne, et le Forbes magazine nous classe dans les 10 premières villes innovantes & créatives dans le monde).

J’aime le fait de pouvoir prendre un car et hop monter en montagne rapidement, de pouvoir skier à la journée ou demi-journée quand je veux, de pouvoir choisir mon budget pour les sports d’hiver (petite ou grosses station), de pouvoir me baigner en été dans les lacs.

J’aime le festival du Cabaret Frappé, mais aussi celui de Musilac (en Savoie).

J’aime les accès faciles en train/car dans la région ou le sud pour se balader et prendre l’air.

Je n’aime pas en revanche la saleté que l’on peut souvent constater en centre-ville, les trams qui finissent à 1h30 le soir, les gens qui jugent les quartiers sud, le stade des Alpes projet bling-bling, les bâtiments du centre-ville grisonnants que l’on pourrait égayer en les “ravalant”, l’exclusion des roms qui du coup obligent leurs enfants à mendier ou se prostituer, les médias type TF1 et M6 qui racontent des stupidités et salissent notre réputation.

Je suis arrivée en Nouvelle-Zélande il y a quelques jours et je ne peux pas dire que Grenoble me manque pour le moment, juste constater que je l’apprécie même si j’ai décidé de ne plus y vivre (pour le moment, qui sait). Elle méritait donc un petit article en hommage dans ce blog 🙂

About Perrine

Globe-marcheuse un peu aventureuse j’écris sur ce petit bout de web qui fait office de carnet de route. Je rêve, j’explore et j’apprends en voyageant et travaillant un peu partout grâce à mes études, mes PVT/WHV, mes road-trips. Viens donc faire un bout de chemin avec moi.

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One comment

  1. 19 mars 2014 at 9h52

    Merci Perrine pour cet inventaire à la Amélie Poulain sur ma ville d’adoption (13 ans déjà) que certains (campagne électorale oblige) voudraient faire passer pour la pire de France (pollution, insécurité, embouteillages…). Même si Grenoble n’est pas la ville parfaite, je ne regrette pas de l’avoir choisie et votre post, s’il le fallait encore, me conforte dans ce choix. Pour les bâtiments du centre-ville grisonnants, ils le sont de moins en moins et pour le stade « bling-bling », même les écologistes se le sont appropriés. Vous voyez, il est temps d’y revenir… 😉

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