Disfrutando la vida española

Erasmus Espagne Santander Cantabria côte atlantiqueJ’ai l’impression d’avoir eu le rêve Erasmus depuis le début mon adolescence (Merci M. Klapish !). Je l’ai réalisé en 2010. J’ai été m’évader à Santander en Espagne sur la côte Atlantique quelques mois. Moments uniques, souvenirs merveilleux et tranches de vies inoubliables ont rythmé mon échange étudiant.

Cette destination ibérique n’est pas si connue mais loin d’être décevante ! La ville en elle-même n’est pas très jolie puisqu’elle a été reconstruite suite à des incendies. En fait Santander tient son charme de son front de mer, style station balnéaire chic (squares, casino, aménagements épurés autour des plages) et de son cadre sauvage entre océan et montagne. Attirant de plus en plus d’étudiants depuis un certain nombre d’années (notamment grâce à son école d’ingénieur), les échanges universitaires se sont naturellement développés. Et c’est tant mieux : l’environnement de la ville est enchanteur avec les montagnes derrières, les plages sauvages et la côte déchiquetée devant. Ainsi, le fait de prendre le bus 20min tous les matins pour aller en cours était ce que je préférais : on longeait la côte avec vue sur le port de plaisance, puis sur les plages, puis sur la presqu’île de la Magdalena (petit bout de terre s’échappant de la ville) et la baie en face avec les longues plages de sable de Somo. Cette beauté me mettait de bonne humeur ou me rendait encore plus heureuse que je ne l’étais. Rien de mieux pour se motiver à aller en cours et intégrer la vie étudiante espagnole.

En vivant à Santander durant 5 mois je me suis aperçue que certains clichés sur l’Espagne sont véritables : les gens vivent tard (plus que les italiens même), sortent tard et jusqu’au bout de la nuit, font une longue pause l’après-midi et aiment manger toutes sortes de tapas (selon leur région) en soirée dans les bars … Même au nord où il fait froid et mauvais temps selon selon les espagnols (… Enfin mauvais temps, ça dépend d’où on se positionne car en fait le climat est à peu près le même qu’à Biarritz !) D’ailleurs chaque bar propose des tapas, ou plutôt des pinchos comme ils disent en Cantabrie, donc on peut se faire un mini-goûter ou une petite pause repas n’importe où, à n’importe quelle heure. Petite précision : les pinchos sont des tapas sur du pain en fait, composés en partie d’aliments régionaux. Enfin, les espagnols sont très fiers et aiment se considérer avant tout de leur région que d’Espagne, c’est assez amusant car ça les rend paradoxalement encore plus espagnols 🙂

En revanche : personne ne danse le flamenco sauf en Andalousie, personne ne joue de la guitare dans les rues, la sieste ne dure pas 2h (20min max je pense si les gens la font), et si tout le monde à l’air de prendre son temps, ce n’est pas une raison pour ne pas effectuer les démarches administratives ou payer ses factures en retard car ça vous retombera dessus. Par ailleurs, la salsa, le raggaeton, les Don Omar et compagnie c’est sud américain donc rien à voir avec l’Espagne, et pas forcément le genre musique/danse les plus appréciées dans le pays.

J’ai, comme en Italie, particulièrement aimé le tutoiement automatique. Je trouve cela rassurant et plus facile en matière de communication. J’ai abordé et été abordée assez facilement et ça m’a permis de bien découvrir la culture espagnole. Bon c’est vrai qu’au début c’est un peu surprenant. Quand on rentre dans une banque et que la guichetière nous dit “¿Ay corazon como te puedo ayudar?” ça laisse un peu pantois 🙂

Concernant les études, elles ont été certes plus light qu’en France mais ont réellement marqué mon quotidien. Avant d’arriver j’avais cette image que beaucoup de gens ont de l’échange “universitaire-tourisme” : on ne fout rien, on se pointe un peu en cours, on écoute, on fait les dossiers plutôt légers, on passe les examens et de toute façon comme on est étranger on nous donne notre semestre. Heu… En fait bizarrement ça n’a pas fonctionné comme ça là-bas : si on ne venait pas en cours on avait des points en moins sur sa moyenne (question de règlement intérieur), ensuite si je n’avais pas fait correctement les dossiers j’aurais eu des mauvaises notes et les examens avaient bien la même importance qu’en France. Peut-être que ça dépend des établissements en fait … En tous cas, cela additionné au fait d’être dans une petite école de tourisme m’a permis de m’intégrer réellement dans les 2 classes avec lesquelles j’avais cours. Et j’ai profité des voyages d’études : les étudiants ont organisé, selon différentes thématiques, 3 ou 4 voyages et j’ai pris soin d’y participer 😀 Rien de tel pour renforcer les liens et visiter !

100_1511Je retiendrai de l’Espagne un pays très beau et souvent mal connu car réduit à sa côte méditerranéenne bétonnée et à quelques clichés (voir mon article sur le nord de l’Espagne). Les régions espagnoles sont diverses avec des dialectes, des spécialités culinaires et des événements festifs aux accents régionaux marqués : chaque semaine sainte, chaque Saint Jean sont différentes selon les villes, et chaque région possède ses propres festivités. Les gens sont très facilement abordables mais ne sont pas pour autant nos amis directement. Par contre c’est essentiel (comme pour chaque pays) de fréquenter les espagnols pour comprendre leur culture et leur mentalité.

 

About Perrine

Globe-marcheuse un peu aventureuse j’écris sur ce petit bout de web qui fait office de carnet de route. Je rêve, j’explore et j’apprends en voyageant et travaillant un peu partout grâce à mes études, mes PVT/WHV, mes road-trips. Viens donc faire un bout de chemin avec moi.

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